SÉNÉGAL : L’ÂME DE NOTRE RÉPUBLIQUE SOUILLÉE AU PLUS HAUT SOMMET

par | Fév 23, 2021 | Afrique, Internationale, Opposition, Politique | 0 commentaires

Mensonges ou vérité, seul Dieu sait car il est « Ya Sattarou ».

Le développement incontrôlé des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) va aux antipodes des valeurs intrinsèques humaines. Tout ce qui était couvert est maintenant découvert puis jeté à chaque carrefour des larges boulevards, proches des regards. Comme un rêve prémonitoire chez sa Sainteté le Pape qui l’avait déjà prédit. Ce monde cruel du fait de l’homme. Le procès que le Pape J.P II fait de façon récurrente à la libéralisation des mœurs sexuelles de ses contemporains, est symptomatique de sa méfiance envers une société gouvernée par le libre choix et l’autodétermination de l’individu.

Jamais! depuis 1960, date de notre accession à la souveraineté internationale, notre République du Sénégal n’a jamais été aussi secouée par un cataclysme sans précédent. Une histoire de mœurs opposant un leader politique qui constitue une véritable menace pour le parti au pouvoir. Son jeune âge, son discours et sa vision politique colle parfaitement aux aspirations d’une jeunesse d’ici et de la diaspora, déterminée et prête à tout pour le propulser au pouvoir en 2024. Sa popularité est à son paroxysme à tel point que d’aucuns même lui ont déjà attribué le statut de leader principal de l’opposition. Il s’agit bien d’Ousmane Sonko, accusé de viols répétitifs sur une fille d’une vingtaine d’années, ( Adjia Sarr) réputée selon plusieurs versions de femme très fragile, originaire d’un milieu très modeste et d’une cupidité sans pareille.

Personne ne peut se permettre d’avoir la prétention d’être juge et partie. Sinon pourquoi y a-t-il tant d’erreurs judiciaires ? Le seul juge qui vaille, celui qui ne se trompe jamais, qui sait ce qui est caché, le digne de confiance, est Dieu, le protecteur, l’audient et l’omniscient. Les principaux responsables, les vrais ennemis de la République, c’est la fille et ses commanditaires. Ils auront choisi de fouler aux pieds toutes les normes sociales qui auront toujours constitué le socle sur lequel repose notre équilibre social. Il s’agit surtout de la Discrétion, la Souttara. « Cëy su guddi jekki woon rekk soppaleku nekk bëccëk » ? Selon Youssou Ndour. Pourquoi tant de méchanceté à vouloir faire du mal à un être humain qui ne s’est jamais autoproclamé prophète, ni ange encore moins compagnon du prophète même s’il porte le nom d’un de ses compagnons ? Pourquoi vouloir coûte que coûte démasquer quelqu’un qui s’était camouflé en se couvrant la tête d’une serviette ? Pourquoi vouloir intriguer le calme et la discrétion que symbolise la nuit pour jeter un innocent dans la boue? Que la main de Dieu s’abatte sur ceux-là qui auraient commandité un tel forfait dont personne jusqu’ici ne sait là où il nous mènera.

De ses lectures, Jean Paul II est sorti convaincu que l’autre n’était pas l’enfer décrit par Jean Paul Sartre mais une nécessité vitale de l’homme. (Voir le Monde diplomatique de Mai/juin 2005).

Au lieu d’être une nécessité vitale de l’homme, Adjia Rabi Sarr et ses acolytes sont l’enfer pour 17 millions de Sénégalais qui sont tous sur le qui-vive en attendant l’issue d’un procès suite à la levée de l’immunité parlementaire de Ousmane Sonko. Seul Dieu sait ce que nous réserve l’issue de ce procès. La vérité qui blesse grièvement doit être tue. Le mensonge qui tue doit être réduit en cendres. À cause d’une accusation fausse ou vraie, d’une fille de 20 ans, la République de 17 millions d’habitants s’est du coup détournée des vraies préoccupations des populations. Il s’agit des abris provisoires au nombre de plus de 7000, de la covid-19, les co-morbités, pacification des secteurs de la santé, de l’éducation et de l’emploi des jeunes. Garantir la sécurité chez les populations. Les scandales financiers et fonciers. Comment nos ressources minières, pétrolières, gazières et halieutiques sont gérées ? Les citoyens savent d’où ils viennent et l’homme d’État a l’obligation de les emmener là où ils espèrent devoir aller.

Winston Churchill : « mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge. » C’est l’élite politique et gouvernementale qui prend le relais d’un antagonisme populaire absent, en en tirant plusieurs bénéfices.

L’histoire est le combat des hommes contre tout ce qui les affecte. Ce scandale de sexe secouant la République vient de nous convaincre sur notre vulnérabilité face aux menaces du temps. C’est comme si nos saints hommes et femmes qui nous servaient toujours de carapaces nous ont abandonnés et nous ont laissés à nous-mêmes.

Il me plaît souvent de citer Marine Le Pen : « Le pouvoir est un outil pour partager sa vision avec le peuple. Ce n’est pas une fin en soi. Il restera toujours au peuple. »

Ndiapaly GUEYE, journaliste indépendant

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