RCA : LA SOCIÉTÉ CIVILE RECADRE LE CHEF DE LA MINUSCA

par | Déc 26, 2020 | Afrique, Centrafrique, Défense, Politique, Présidentielle 2020, Terrorisme | 0 commentaires

À moins de 24 h des élections présidentielles et législatives devant se tenir le dimanche 27 décembre, le Groupe de travail de la société civile (GTSC) de la Centrafrique a recadré, le chef de la Minusca, Mankeur N’Diaye. Ce désaveu fait suite à une interview du chef de la mission des Nations Unies en Centrafrique sur les antennes de Rfi, le même jour. Le GTSC a jugé les propos de Mankeur N’Diaye « injurieux ».

« Le GTSC a suivi avec une grande consternation l’interview donnée à RFI le samedi 26 décembre par Mankeur Ndiaye, représentant du Secrétaire Général des Nations Unies. Cette interview témoigne, d’une part, de l’incompétence de la Minusca à assurer sa mission, et d’autre part, du manque de considération de sieur Mankeur Ndiaye vis-à-vis du peuple centrafricain, victime de conflits armés « , a déploré le groupe de travail; affirmant que  » Dire que les rebelles savent qu’ils ne peuvent pas prendre la ville de Bangui est une déclaration maladroite qui laisse penser que les villes de l’arrière-pays qui tombent les unes après les autres ne comptent pas ». Pour le GTSC, « La RCA est un territoire vaste de plus de 623 000 km2 avec une population d’environ 5 millions d’habitants ». C’est pourquoi celle-ci a tancé le représentant spécial de l’Onu. « Monsieur le Représentant spécial, votre déclaration est un aveu de faiblesse, mieux encore, d’impuissance face à la vassalisation de la RCA dont vous êtes témoin actif », a déploré le GTSC. « Cette attitude condescendante à l’égard de nos institutions s’explique par notre passivité et par le comportement de nos élites politiques dirigeantes qui accordent à la Minusca plus d’importance qu’il en faut. Le GTSC doit rappeler à la Minusca qu’il n’acceptera plus jamais de telles attitudes et invite par la même occasion le Gouvernement, la classe politique ainsi que toutes les forces vives de la nation à se joindre à lui pour exiger non seulement des excuses publiques du Représentant Spécial, mais aussi son départ de la République Centrafricaine pour manquement à ses obligations de réserves et insultes aux victimes des conflits armés.

Nous nous réservons le droit dans les jours à venir d’appeler à une manifestation populaire en ce sens », a déclaré la société civile centrafricaine.

De Pierre Constantin LA FAYETTE

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