En réalité Affi est le candidat de Laurent Gbagbo. Sinon, il aurait choisi un autre cadre de poids contre lui. Je vous l’avais dit il y a de cela 3 ans. Aux premières heures de la crise interne, sous l’impulsion de l’ex première dame, un certain AKoï Innocent était envoyé auprès du président Laurent Gbagbo à la Haye pour obtenir du plus célèbre détenu de la CPI, une lettre manuscrite exigée par la commission de l’organisation du congrès en 2014 au FPI.

Dès que celui-ci franchit le portail de la cellule de Gbagbo, sans avoir à lui demander les nouvelles, Gbagbo s’adressa à son hot sur un ton de colère très sévère: « si c’est à cause d’une lettre manuscrite que tu es là, tu n’en auras pas. Ne comptez pas sur moi pour le chasser, je vous ai toujours dit que le petit (Pascal Affi N’guessan, ndlr) est plus fort que vous. Parmi vous, qui est capable de lui tenir tête? Il n’y a que de vauriens qui sont en face de lui« , martelait Gbagbo.

Même si après cette réaction de Gbagbo qui émane de sa sincère conviction, il aurait eu a dire d’autres choses contraires, force est de reconnaître que Affi Nguessan est celui qu’il a formé et préparé au pouvoir d’Etat. Gbagbo étant humain, beaucoup de pesanteurs peuvent influencer parfois ses décisions ; mais pour ce qui est de sa conviction idéologique et politique, rien ne peut le contraindre à fléchir. La preuve en est que les 03 et 04 janvier derniers, les deux « Complices » se sont retranchés dans un hôtel bruxellois pour parler et sceller ce que nous voyons présentement. Ce que Gbagbo et Affi se sont dit en privé, nous a été servi en public autrement. C’est-à-dire que devant la délégation d’Affi et celle d’Assoa Adou, c’était un autre ordre du jour qui avait été débattu. Bref, comprendre la politique, exige de nous une observation très poussée des dires et des actes des acteurs politiques.

Mes observations m’ont permis de constater en dépit de la volonté des dissidents de vouloir présenter un candidat contre Affi, on constate que rien n’a été fait. La seule raison, c’est que le grand chef a volontairement rendu ce projet impossible pour laisser le champ libre à son poulain historique (Affi). Pensez-vous que Simone Ehivet Gbagbo, Hubert Oulaye ou encore Don Melo n’ont pas l’envie d’être candidat? En réalité, ils ont tous l’envie. Mais la porte leur a été hermétiquement fermée par le fondateur du FPI qui ne trouve pas opportun de présenter quelqu’un d’autre, en dehors d’Affi qui est préparé en la matière.

L’espoir faisant vivre, notre champion charismatique l’a fait entretenir au sein de la dissidence et aujourd’hui la réalité est là. Implacable ! Personne ne dira que c’est Gbagbo qui l’a fait. C’est plutôt les circonstances existentielles qui nous offrent ce que nous sommes obligés d’accepter. C’est le même spectacle que nous vivons au RHDP. Là-bas, Ouattara ne pouvant pas abandonner ses partisans dans un désespoir mortel, est obligé de les flatter jusqu’au dernier moment où tous ses partisans se rendrons compte que Ouattara aurait tout fait mais hélas le sort en a décidé autrement. C’est-à-dire que Ouattara n’ira pas au bout avec sa volonté de briguer un troisième mandat. Comme on le voit, la politique est une science mais pas comme les mathématique qui ont des formules qui font d’elles des sciences exactes.

Une contribution de Germain N’TAKPE

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