N’GORAN MARC, CANDIDTAT DU RHDP A YAMOUSSOUKRO : “ÊTRE SIMPLEMENT PDCI ET GAGNER, C’EST RÉVOLU”

by | Feb 22, 2021 | Côte d'Ivoire, Législatives, Politique

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Dans cette interview accordée à universelmedias.fr, N’goran Marc Konan, candidat du RHDP (le parti au pouvoir), dans la circonscription des sous-préfectures de Yamoussoukro et Kossou estime qu’il part avec les faveurs de la population. Pour lui, l’époque où il suffisait que le PDCI-RDA auréole un margouillat de ses couleurs pour qu’il gagne est révolue. Il soutient que les mentalités ont évolué. Il annonce des surprises à l’horizon.

Univerlmedias : Vous êtes candidat à dans la circonscription des sous-préfectures de Yamoussoukro et Kossou pour le compte du RHDP. Qu’est-ce qui justifie cette canidature ?

N’goran Marc Konan : En 2016, j’ai été candidat indépendant dans la même circonscription. Pour moi, il fallait m’imprègner de la réalité du terrain. J’ai fait l’amer constat que les députés qui se sont succédé, une fois élus ne retournent plus vers les populations. Elles sont laissées pour compte. Depuis ce constat, j’ai compris que je peux aider mes parents. En tant que fils de la zone rurale, je connais mieux les souffrances des populations des dites zones et je peux leur apporter ma modeste contribution. Surtout concernant les femmes, dont l’autonomisation constitue l’une de mes grandes préoccupations.

UM : C’est la pré-campagne ; l’on vous voit parcourir les villages. Est-ce quevous êtes bien accueilis, quand on sait que Yamoussoukro est zone réputée PDCI et hostile au RHDP ?

N.M.K : Il faut savoir que depuis 2016, j’ai installé des comités de souiten que j’ai entretenus jusque-là. J’ai donc une base dans presque tous les villages. Les acteurs du monde agricole que sont les coopératives et autres associations villageoises ont décidé de me soutenir. Cela fait que j’ai une facilité d’accès dans les villages. Vous constatez-vous-mêmes l’accueil chaleueux qui m’est réservé un peu partout. C’est la liesse populaire. En effet, je veux faire de la femme, la cheville ouvrière de la famille. Dans les villages, c’est la femme qui fournit plus d’efforts. Quand l’home a de l’argent, il est tout le temps dehors. J’ai décidé de faire de la femme, le fer de lance du développement rural. La stabilité dans une famille en dépend. Je n’ai aucun problème dans les villages. Depuis quatre ans, j’assite les gens. J’ai fait passer des permis de conduire à certains, j’ai pris en charge les frais de chirurgie pour d’autres, j’ai assisté plusieurs personnes qui ont enregistré des décès dans leurs familles. Bref, mes actions sont nombreuses. Durant cette précampagne, j’ai déjà offet trois tricyles à des organisations féminines et trois motos dont deux ont été offertes à des femmes. Je continue mes actions.

UM : Ne pensez-vous pas que l’accueil chaleureux qui vous est réservé n’est que de la poudre aux yeux, surtout que vous êtes dans le fief du PDCI-RDA ?

N.M.K : On ne va pas en guerre en victime résignée. Je ne peux pas attirer le malheur sur moi-même.Je crois en mois, je crois en ce que je fais. Je pose la question aux gens. Qu’est-ce que les députés qui sont passés ont pu faire pour une seule personne de la sous-préfecture ? Aujourd’hui, je m’appuie sur le développement. Dans les localités comme Suibonou et autres, les populations manquent d’eau. Qu’ont fait les députés qui sont passés ? Il y un d’entre eux qui affirme que le député est un poste de retraite. Ce qui indique qu’une fois élu, il n’ira pas vers les populations et il ne fera rien pour elles. Le Président de la République est là ; je suis son représentant. Vous verrez que dans ma délégation, les gens qui m’accompagnent sont des présidents de comité de base du PDCI. C’est eux qui ont dit qu’ils vont essayer autre voie cette fois-ci. Et mes actions sur le terrain m’encourgent à croire. Nulle zone n’est imprenable en pôlitique. Il suffit d’être présent. Il faut que les gens comprennent qu’avant de penser politique, il faut penser le développement. Et je suis le représentant du RHDP, seul parti politique qui a laissé des traces positives indélébiles après Houphouët-Boigny. Quand je vais dans les villages, je n’ai aucun problème. Je dis aux parents que s’ils veulent bénéficier, il faut que j’ai les arguments pour booster notre combat. C’est-à-dire qu’ils me confient le siège du parlement. Avec cette casquette je peux défendre leur cause auprès du Président de la République. Tout est entre leurs mains. Soit, ils restent dans la faim et la pauvreté, soit ils acceptent le développement. Pour le moment, tout se passe bien.

UM : Il y a sept candidats en lice. N’êtes –vous pas inquiets ?

N.M.K: Jamais je ne me suis senti inquiété par qui que ce soit.Je ne m’attarde pas sur le nombre ou sur la qualité des autres candidats. J’ai ma chance, je la saisie et j’avance. Je n’ai pas affaire à mes adversaires. Je n’ai pas le temps de me soucier d’eux, parce que je sais qu’ils n’ont rien à proposer et ce que je propose est dessus de la leur. Bien au contraire, la pluralité des candidatures me facilite la tâche.

UM : Ici c’est Yamoussoukro ; c’est PDCI ou rien. Entend-on souvent. Qu’en dites-vous ?

N.M.K : On ne peut pas empêcher les gens de parler ou rêver. C’est finit, cette époque où on disait que même si c’est un margouillat qui porte les couleurs du PDCI, il gagne. C’est terminé. Les gens ont besoin d’autre chose. Entre nous, quand tu serres un parti politique pendant trente ans et que rien n’a bougé, et que quelqu’un d’autre vient te proposer autre chose, tu ne vas pas essayer ? Je crois que tu vas essayer. Donc cette histoire de ici c’est PDCI est revolue. Les députés élus jusque-là sont toujours été issus du PDCI, qu’est-ce qu’ils ont fait pour les populations ? Il faut bien qu’il y est une bonne relation entre le député et le Président de la République. Si tu passes tout ton temps à l’insulter est-ce que tu as de l’amour pour ta population ? Je crois que non. Alassane Ouattara a été élu, même s’il n’y a pas eu de vote à Yamoussoukro. Si le PDCI s’inscrit dans ces législatives, cela veut dire qu’il reconnaît Ouattara et il a cinq ans à faire encore. Cette affaire de Ici c’est Yamoussoukro n’a plus d’importance. Les parents ont compris qu’il vaut mieux miser sur le développement que sur ceux qui pensent que le poste de député est un poste de retraite.

UM : Quel message à l’endroit des populations rurales de Yamoussoukro et Kossou ?

N.M.K : Que les populations retiennent que je suis le candidat de la cohésion et de la paix. Cela se voit dans ma délégation. Je fédère tous les partis politiques et tous ceux qui sont préoccupés par les questions de développement. Je veux la paix et la cohésion sociale afin que le développement soit réel en sous-préfecture. Trop de mensonges ont été dits, trop mechanceté a été faite. Quand on sait ce que le Président de la République prépare pour Yamoussoukro, je ne peux pas permettre qu’un vagabond ou un vendeur d’illusions vienne barrer la route. Je suis prêt pour la population.

Interview réalisée par
Isaac Koné

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