MALI : LE PRÉSIDENT IBK EXPRIME SES REGRETS

par | Juil 12, 2020 | Afrique, Géopolitique, Terrorisme | 0 commentaires

Dans un communiqué rendu public, durant les violentes manifestations du M5 RFP, le vendredi 10 juillet, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita dit IBK s’est dit attristé par les scènes de violences enregistrées dans les rues de la capitale, Bamako.
« Mes chers compatriotes, c’est le cœur serré que je m’adresse à vous en ce moment pour regretter les scènes de violence et de saccage ainsi que les tentatives d’occupation de nos Institutions et services stratégiques auxquelles il nous a été donné d’assister en cette journée du 10 juillet 2020. A ce stade, le bilan et les circonstances exactes des pertes humaines et matérielles reste à établir. Une enquête est diligentée à cette fin. Toutefois, j’exprime ma sincère compassion aux familles des victimes ainsi qu’aux citoyens dont les biens ont été pillés. Vous le savez, c’est au nom de l’Etat de droit que les pouvoirs publics ont autorisé la manifestation d’aujourd’hui du M5 RFP, malgré les incitations à la violence véhiculées par les messages de certains responsables de ce Mouvement. C’est au nom de ce même Etat de droit qu’il m’incombe d’assurer la sécurité des biens, des citoyens et des Institutions et cela sera fait, sans faiblesse aucune. Toutefois, je voudrais de nouveau rassurer notre peuple sur ma volonté de poursuivre le dialogue et réitérer ma disposition à prendre toutes les mesures qui sont en mon pouvoir en vue d’apaiser la situation », a écrit le Président IBK.

A l’appel du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP), coalition formée par de chefs religieux, dont le célèbre imam Mahmoud Dicko, d’hommes politiques et de la société civile des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Bamako, vendredi 10 juillet, pour réclamer la démission du Président IBK.
A l’appel du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP), coalition formée par de chefs religieux, dont le célèbre imam Mahmoud Dicko, d’hommes politiques et de la société civile des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Bamako, vendredi 10 juillet, pour réclamer la démission du Président IBK.
Cette manifestation a dégénéré quelques heures après le lancement. Le palais de l’Assemblée nationale a été saccagé. La télévision publique, l’Ortm, a cessé d’émettre ; ses locaux étaient envahis par les manifestants. L’on a déploré au moins un mort dans ces incidents et une vingtaine de blessés. Plusieurs leaders du M5-RFP ont été arrêtés par la police. C’est la troisième grande manifestation organisée contre le Président malien en moins de deux mois.

Pierre Constantin LA FAYETTE.

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