LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU FPI RECADRE HUBERT OULAYE

par | Juil 2, 2020 | Côte d'Ivoire | 2 commentaires

À l’occasion d’une interview fleuve accordée à un journal de la place, le lundi 29 juin, Mr Hubert Oulaye, dans un funambulisme de mauvais aloi, a cru pouvoir donner les raisons de la suspension des négociations entre les « gors » et la direction du parti, en vue de la réunification du FPI.

Dans un contexte qui en appelle au recueillement, je me serais abstenu de répondre aux sempiternelles diatribes et intrigues auxquelles sont abonnés ceux qui, en vérité, sont dans le déni et ne veulent pas de l’unité parce qu’ayant un agenda caché. Mais, les contrevérités qui pourraient participer de la falsification de l’histoire de notre jeune parti renforcent ma conviction de répondre afin de replacer les choses dans leur contexte. De prime abord, le parti est fort surpris d’apprendre de vous que les échanges avec le PDCI datent de 2015. Alors que, dans votre tentative de justifier la signature d’un accord avec le PDCI, vous n’avez pas manqué, dans le cadre des échanges que nous avons eus, de soutenir que le Président du parti avait été le premier à initier ce type de démarche en 2018, lors de sa visite au Président Bédié à Daoukro. .

Secundo, le Président Pascal Affi N’Guessan a rencontré le Président Laurent Gbagbo sans que vous ne soyez dans le secret de l’alcôve. Cela devrait vous inviter à plus d’humilité. En effet, le Président Laurent Gbagbo mérite mieux que des laudateurs dans son environnement. D’ailleurs, comment comprendre que tantôt vous répondiez au nom du Président Gbagbo et tantôt vous soutenez que Gbagbo lui-même interviendra en temps opportun. Monsieur Hubert Oulaye, il est sorti des entretiens entre les présidents Gbagbo et Affi à Bruxelles les 3 et 4 janvier 2020, la nécessité de l’unité du parti. Cependant, votre vision étriquée de l’unité, qui laisse penser à une capitulation ou une reddition du FPI avec le dépôt entre vos mains, sinon à vos pieds, du logo et des différents attributs du parti est une vue de l’esprit.

Ne vous en déplaise à vous et à vos thuriféraires, l’unité du FPI est et devra être l’aboutissement des efforts du parti, représenté par le Président Pascal Affi N’Guessan, et du groupe dissident au nom duquel vous vous exprimez. Et c’est ce que consacre l’ordre du jour des négociations. Il est cependant curieux, que de façon ostentatoire, vous qualifiez les points présentés par votre délégation comme « points de discussion » et ceux proposés par le Président du parti comme des conditions. Cela révèle clairement votre mauvaise foi.

Oui, Monsieur, il nous paraît évident que la nouvelle direction doit fusionner votre organigramme et celui du Parti.

Non, Monsieur, aucune unité du parti ne saurait dénier au Président statutaire du FPI une position de premier ordre dans la conduite des activités du parti.

En effet, et c’est le lieu de le rappeler, le Président Pascal Affi N’Guessan, s’il accepte de se désister au profit du Président Laurent Gbagbo, ne le fera pas sans condition.

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Dans vos propos, une tirade revient souvent, qui tend à affirmer péremptoirement, par pure affabulation et dans le but d’étouffer votre manque de réalisme politique, les accointances, selon vous, entre le Président du FPI et le pouvoir RHDP. A ce sujet, combien de demandes, introduites par la dissidence auprès du Président de la République, sont demeurées infructueuses ? L’honnêteté intellectuelle devrait vous inviter à reconnaître vos échecs. Qu’est-ce qui a fondamentalement changé pour que vous embouchiez la trompette des élections cette fois-ci, alors même que les incongruités de vos postures hostiles à la participation au processus électoral, depuis 2015 ont permis au RHDP d’avoir une assise extrêmement confortable au parlement ? Votre inaction n’est-elle pas assimilable à de la complicité ? Nul ne vous tiendra rigueur si vous décidez d’aliéner les personnes qui vous suivent au PDCI pour quelques prébendes. Sinon, comment comprendre votre insistance pour surseoir, le 12 mars, aux négociations au sein du parti pour son unité alors même que nous ne sommes que 12 participants, dans le respect de la distanciation, et votre empressement, au même moment, à aller signer avec le PDCI, sans que vous ne puissiez justifier un tel acte ?

Souffrez, Monsieur, que nous continuons de faire vivre l’idéal du parti à travers la résilience et l’approche pragmatique constante et cohérente de son président, le premier Ministre Pascal Affi N’Guessan.

Monsieur Hubert Oulaye, afin de ne pas vous décrédibiliser d’avantage, évitez la trivialité dans vos propos. Le Président Pascal Affi N’Guessan, en sa qualité de Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire, a conduit l’action gouvernementale pendant que vous figuriez dans le gouvernement. Au nom de l’approche républicaine, cela nécessite la courtoisie élémentaire. Prenez pour acquis que tout ce qui est excessif est insignifiant.

Issiaka Sangaré
Secrétaire Général et Porte-parole du FPI

2 Commentaires

  1. JC allou

    Il fallait ce type de réponse à ce type d’individu. Bravo ! L’inconséquence notoire et la réalité du politique exclusive du ventre ont jeté à la poubelle notre « très éminent et grandissime » intellectuel et sa bande de foireux qui l’accompagnement

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  2. Anonyme

    Impossible de corriger **réalité du** * à sauter lors de votre lecture

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