Hier, c’était la visite de  » compassion » à un frère qui était d’actualité au sein de la tendance Gor, qui disait être chez Affi, sur demande expresse de Laurent Gbagbo malgré le geste hautement humaniste.

De Olivier Gnongouet

Ce simple geste a suffi pour que la toile se mette en branle. La joie était palpable chez les ivoiriens toute tendance confondue. Et surtout les militants de l’ex parti au pouvoir FPI. Beaucoup dans leurs écrits d’hier ont marqué un  » ouf  » de soulagement. Peut-on dire que le FPI au grand complet peut ou va se retrouver ?

Cette question qui exprimait le désarroi de beaucoup d’entre nous a été posée par plus d’un. Mais je suis sceptique… Dans la grande salle de sa résidence qui a servi de lieu de rencontre, seul le député de Bongouanou, président statutaire et légal du FPI a attiré l’attention de ses camarades sur la nécessité de l’union au FPI. Il a été volubile et prolixe. Surtout pour les législatives à venir afin de contrer l’hégémonie du RHDP dans nos contrées. Affi N’Guessan a longuement exposé, explicité sur la notion de taire nos ressentiments et de  » penser » aux ivoiriens.

Le long exposé de l’ex-porte-parole de l’ex CNT s’est soldée par une réponse tiède de la part des visiteurs du jour, qui disent être là, à la demande expresse du président Gbagbo. Même à la question du journaliste de savoir si c’est le début de la fin d’une longue crise, ou le début la fusion des deux FPI, Assoa Adou a tranché clair :  » c’est juste une visite à un frère. »

Si le thème  » camarade » n’a pas été utilisé pour exprimer l’appartenance politique de Affi au FPI, camarade de lutte radié selon les Gors, le thème  » frère » valait là son pesant d’or pour le porte-parole de la délégation.

Nous pouvons quand même nous réjouir du geste ou du moins de la visite, mais de là à pavoiser dans nos salons et chambres, c’est trop tôt. J’espère être confondu dans l’avenir…