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EN GÉORGIE, UNE CAMPAGNE OÙ TOUS LES COUPS SEMBLENT PERMIS

par | Jan 5, 2021 | Etats-Unis, Géopolitique, Internationale, Opposition, Politique, Présidentielle 2020 | 0 commentaires

La campagne pour la double élection sénatoriale, décisive pour Joe Biden, s’achève dans un contexte tendu. Donald Trump a organisé, lundi, un meeting à Dalton

Publié mardi 5 janvier 2021 à 05:18
Modifié mardi 5 janvier 2021 à 05:1

Un président qui refuse sa défaite et recourt à des moyens de pression en tous genres pour tenter d’imposer son récit, et deux candidats républicains au Sénat, conscients qu’ils ont tout intérêt à ne pas perdre. Lundi, en Géorgie, quelques heures avant le jour J de la double élection sénatoriale, l’ambiance était lourde côté républicains.

L’enjeu est de taille: si les deux républicains perdent, le Sénat sera composé de 50 républicains et de 50 démocrates. Une situation qui permettra à la vice-présidente Kamala Harris de faire pencher la balance côté démocrate en cas de parfaite égalité. Pendant que Joe Biden était à Atlanta, la capitale de l’Etat, Donald Trump a organisé un meeting dans la soirée à Dalton, une circonscription rurale et conservatrice du nord-ouest de l’Etat.

S’il s’agissait officiellement de soutenir Kelly Loeffler, 50 ans, et David Perdue, 71 ans, le président en a surtout profité pour, une fois de plus, qualifier l’élection de Joe Biden d’«illégitime», se déclarer vainqueur et se répandre en contre-vérités. «Ils ne prendront pas la Maison-Blanche, nous allons nous battre comme des diables», a notamment lancé Donald Trump, en accusant les «démocrates socialistes» de vouloir «détruire le pays». Il n’a pas hésité à accueillir sur scène Marjorie Taylor Greene, nouvelle élue au Congrès, connue pour être une adepte des thèses complotistes de QAnon.

Marjorie Taylor Greene à la tribune à Dalton, lundi. REUTERS /Brynn Anderson

Marjorie Taylor Greene à la tribune à Dalton, lundi. REUTERS /Brynn Anderson

Photo avec un leader du KKK

Côté démocrate, les espoirs se concentrent sur Raphael Warnock, 51 ans, pasteur noir de l’Eglise baptiste Ebenezer d’Atlanta où Martin Luther King a prêché entre 1960 et 1968, et Jon Ossoff, producteur audiovisuel de 33 ans. En raison de l’importance de l’enjeu, la campagne a été agressive. David Perdue est régulièrement épinglé, accusé d’avoir profité d’un briefing classifié sur le coronavirus pour procéder à des transactions boursières. Selon le Washington Post, il aurait par ailleurs gagné des millions de dollars en externalisant des emplois en Asie et cherche aujourd’hui à se distancer de cette pratique.

L’homme, un fidèle de Trump, est également au coeur de polémiques pour des comportements jugés racistes et antisémites. Il prononce sciemment mal le nom de Kamala Harris et a été jusqu’à élargir le nez de son rival Jon Ossoff dans des publicités. Quant à Kelly Loeffler, elle se fait notamment critiquer pour avoir posé aux cotés d’un leader du Ku Klux Klan, organisation extrémiste qui prône la suprématie blanche. Sa ligne de défense? Elle ne savait pas qui il était.

Lire aussi, l’épisode de notre série d’été sur la Géorgie, ici

Dimanche, la républicaine a décidé pour la première fois d’attaquer son challenger, le pasteur Warnock, sur le plan privé, en insinuant qu’il est impliqué dans des affaires de «violences domestiques et d’abus d’enfants». Elle a relevé que David Boies, qui a été l’avocat du producteur hollywoodien Harvey Weinstein – jugé pour viols et agressions sexuelles -, avait contribué au financement de la campagne du pasteur. Ce qui, pour elle, «n’est pas une coïncidence».

Marty Miller pose avec un faux Donald Trump devant le Dalton Mall, lundi. Matt Hamilton /Chattanooga Times Free Press via AP

Les deux républicains apparaissent pour l’instant favoris. Mais la Géorgie, bastion républicain, a bien porté Joe Biden à la victoire, donc rien n’est impossible. La polémique déclenchée par l’enregistrement audio de Donald Trump, révélé ce dimanche, et dans lequel il fait pression sur un responsable électoral républicain pour tenter d’inverser les résultats en Géorgie, pourrait avoir un impact sur les résultats.

Source : LE TEMPS

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