La volonté de dialogue exprimée par Alassane Ouattara dans un discours la nation, le 9 novembre dernier, assortie d’une rencontre avec le président du Conseil national dela transition (CNT), Henri Konan Bedié, le 11 novembre, pour décrisper l’atmosphère socio-politique, ne s’est pas encore traduite dans les faits. Au fil jours, l’on constate que Alassane Ouattara est toujours dans la logique de guerre. Jusque là, il n’a pas posé d’acte significatif qui puisse aller dans le sens de l’apaisement.

Le secrétaire exécutif du Pdci-Rda, arrêté à la résidence de Henri Konan Bedié en compagnie de plusieurs cadres de ce parti sont encore en prison. Le président du Front populaire ivoirien (FPI), porte-parole du CNT, est toujours détenu dans un lieu secret. Ses avocats ignorent son lieu et les conditions de sa détention. Ils n’ont d’ailleurs pas accès à lui.
Les résidences du président Henri Konan Bedié et des leaders de l’opposition sont toujours assiégées par l’armée pro-Ouattara. Leurs familles sont privées de visites et de besoins élémentaires.

A Yamoussoukro, plusieurs présidents jeunes dont le président de la jeunesse communale ont été arrêtés par la gendarmerie. Ce sont, Kouassi Kouamé Félix, président des jeunes Zatta ; Kouakou Konan Mesmin, vice-président chargé de la jeunesse de Kikro ; Loukou N’goran Casimir ,Vice-président de la jeunesse de Sahabo ; Kouassi Kouamé Aimé, président de la jeunesse communale , président des jeunes de Seman ; et Koffi Kouamé Brice ,Président des jeunes d’Abouakouassikro.

Avant cela, 16 jeunes, dont des adolescents de moins de 15 ans ont été enlevés, le 2 novembre, à Lolobo par l’armée de Ouattara. Ils ont été conduits dans une destination inconue. Leurs parents n’ont aucune nouvelle d’eux jusqu’à ce jour.
C’est le lieu de souligner que depuis l’annonce de la candidature de Ouattara à un troisième mandat, la Côte d’Ivoire a sombré dans des violences meurtrières. L’on déplore à ce jour, plus de 100 morts et d’importants dégâts matériels.

Le pays est au bord du chao. Des conflits inter-commaunautaire sont signalés dans toutes les régions. Les massacres de civils se font au quotidien. Les milices pro-Ouattara, communément appelé « Microbes », sont très actifs dans les régions hostiles à Ouattara. Armés de machettes, ils découpent et décapitent tous ceux qui manifestent contre le troisième mandat de Ouattara.

L’opposition a appelé à une médiation sous l’égide de la communauté internationale.

Pierre Constantin LA FAYETTE

1 Commentaire

  1. Anonyme

    Merci pour ton article,tu es dans la vérité

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