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[:fr]Côte d’Ivoire : Il se passe des choses bizarres au centre d’hémodialyse de Yamoussoukro[:]

par | Juil 24, 2020 | Côte d'Ivoire | 2 commentaires

Le serment d’Hippocrate semble foutre le camp au centre d’hémodialyse de Yamoussoukro, la capitale politique et administrative. Depuis cette semaine, les pensionnaires dudit centre assistent à des bagarres entre les personnes soumises à la dialyse et le médecin commis à leur prise en charge ; sans oublier certains infirmiers qui prennent fait et cause pour leur patron.

Jeudi 23 juillet, l’on a assisté à des éclats de voix entre une dame et le médecin. La veille, c’était une bagarre entre le vice-président de l’Association des malades de l’insuffisance rénale du District de Yamoussoukro (AMIRDY) et le même médecin. N’eût été l’intervention de bonnes volontés, l’on aurait assisté à une scène de pugilat.

A en croire le vice-président de l’AMIRDY, Ore Alex, certains infirmiers refusent de dialyser dans le temps certains membres du bureau de leur association ; parce que ceux-ci se sont plaints auprès des autorités sanitaires, à la suite de dysfonctionnement constaté dans leur prise en charge. Il cite en exemple son propre cas. Du premier groupe, il a été ramené dans le troisième groupe. « Je faisais partie du premier groupe qu’on reçoit un peu plus tôt. Mais on m’a ramené dans le troisième groupe, lequel est reçu tard dans la soirée. C’est une manière de me pénaliser, parce qu’ils savent que je quitte Toumodi, ville située à une quarantaine de km de Yamoussoukro, pour venir faire la dialyse. Or à partir d’une certaine heure, il est difficile d’avoir une occasion pour rentrer », a déploré le vice-président de l’AMIRDY.

Les rapports entre le personnel soignant et les membres de l’AMIRDY se sont dégradés depuis juin. Suite aux nombreuses plaintes, le ministère de la santé a fait une inspection des services du centre d’hémodialyse de Yamoussoukro. Selon les malades, rien n’a changé après le passage des inspecteurs. De juin à la troisième semaine de juillet, l’AMIRDY a enregistré huit décès dans ses rangs. «  Nous appelons le ministère de la santé au secours, sinon nous allons tous mourir », a plaidé Oré Alex.

Isaac Kone

2 Commentaires

  1. Anonyme

    Sisi j’atteste les dires de Mr oré le personnel soignant se croit tout permis il ne respecte pas les malades et les familles n’ont aucune explication suite au décès de leur parent qui pour moi sont mal suivis medicalement

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  2. Anonyme

    Cest malheureux mais cest la triste réalité a yamoussoukro… Qu’est-ce le ministère de la santé fait pour palier à xa ??????????

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