CÔTE D’IVOIRE : GBAGBO ÉLIMINÉ DE LA COURSE PRÉSIDENTIELLE

par | Août 3, 2020 | Côte d'Ivoire, Politique | 0 commentaires

L’ancien Chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo ne sera pas candidat à la présidentielle d’octobre 2020.  Il est tombé sous le coup de l’article 4 du code électoral ivoirien qui l’élimine. Cet article lui retire le droit d’électeur, donc le droit de se faire élire Président de la République.

De Gilles Posto Fernadez de universelmedias.fr

« Art. 4. – Ne sont pas électeurs les individus frappés d’incapacité ou d’indignité notamment: – – Les individus condamnés pour crime; – – les individus condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis pour vol, escroquerie, abus de confiance, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, corruption et trafic d’influence, attentat aux mœurs; – – Les faillis non réhabilités; – – Les individus en état de contumace; – – Les interdits; – – Les individus auxquels les tribunaux ont interdit le droit de vote et, plus généralement, ceux pour lesquels les lois ont édicté cette interdiction», indique le code électoral en son chapitre premier relatif à l’électorat. 

711 personnes dont Laurent Gbagbo ont été retirées de la dernière liste électorale récemment publiée par la Commission électorale indépendante (CEI). A en croire le responsable de la communication de l’institution, Kigbafori Inza qui s’est exprimé sur les antennes de Rfi, le retrait de ces personnes a été recommandé par la justice.

Dans un casier judiciaire remis à Michel Gbagbo, fils de Laurent Gbagbo, le 31 juillet dernier, la justice ivoirienne y a mentionné la condamnation dont l’ancien Président de la République fait l’objet. Il a été jugé et condamné le 29 octobre 2019 par le Tribunal d’Abidjan-Plateau à une peine de 20 ans emprisonnement et 700.000 F Cfa d’amende.

Laurent Gbagbo et ses partisans baptisés « Gbagbo ou rien » (GOR), voient ainsi leur rêve se noyer. Selon un juriste, la justice demeure le seul recours à Laurent Gbagbo pour se faire réinscrire sur la liste électorale. Cependant, si cela est fait, il ne sera éligible qu’à la présidentielle d’octobre 2025.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 3 aout 2020 – Alors que le Président Laurent Gbagbo a introduit une demande de passeport, le porte-parole du gouvernement, monsieur Sidi Tiemoko Toure, au sortir du Conseil des ministres, a dévoilé qu’il nous serait également remis un casier judiciaire et un certificat de nationalité. Cela nous avait surprisMais le 31 juillet 2020, nous avons eu le fin mot de l’histoire.

En effet, il a été remis un casier judiciaire a Michel Gbagbo qui, a notre fort étonnement, présente une condamnation qui serait intervenue le 29 octobre 2019 a l’encontre du Président Gbagbo, et pour laquelle il n’a pourtant reçu ni convocation, ni décision judiciaire.

 

A l’examen de ce casier judiciaire, il apparait que ce document a été établi, au lendemain du conseil des ministres, c’est à dire le 30 juillet 2020, soit 2 jours après la demande de passeport ordinaire introduite par le Président Gbagbo, et cela dans la précipitation tant il est truffe d’erreurs.

Jamais le Président Gbagbo n’a pensé qu’une simple demande de passeport, document auquel tout citoyen ivoirien a droit, aurait entrainé autant de réactions incompréhensibles et infondées, de la part des autorités ivoiriennes, et ce par l’intermédiaire de la CEI et des autorités judiciaires.

Cependant, quels que soient les désagréments qu’on lui cause, le Président Gbagbo entend rentrer chez lui, et se veut rassurant.

Le Président Gbagbo tient à rappeler aux autorités ivoiriennes que son retour en Côte d’Ivoire, et l’exercice démocratique de son droit de vote s’inscrivent dans un esprit de réconciliation qui ne devrait pas inquiéter.

HABIBA TOURE Avocat Personnel du Président Laurent GBAGBO

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.