CENTRAFRIQUE : LE CHEF DU MOUVEMENT REBELLE « 3R » TUÉ À BOSSEMBELE

by | Dec 21, 2020 | International, Politique

Sidiki Abass, le leader du groupe 3R, lors d'une réunion anniversaire du traité de paix, le 6 février 2020 à Bangui. AFP Photo/Gaël Grilhot

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CENTRAFRIQUE : LE CHEF DU MOUVEMENT REBELLE « 3R » TUÉ À BOSSEMBELE

by | Dec 21, 2020 | International, Politique | 0 comments

Le chef du mouvement rebelle Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), Mahamat Abass Sidiki et certains de ses généraux ont été tués, vendredi 18 décembre, dans de violents combats ayant opposé les forces gouvernementales appuyées par la Minusca (Mission des Nations Unies en Centrafrique) à la coalition des rebelles à Bossembélé ; une ville de l’ouest du pays, située à 155 km de Bangui la capiatle. Ces affrontements ont débuté très tôt, le jeudi 17 décembre vers 5 h du matin (heure locale) et se sont poursuivis jusqu’au week-end ; ce, à la suite d’une offensive des rebelles visant à couper la capitale de ses axes d’approvisionnement. Des sources indiquent que la colonne du chef rebelle des 3R aurait été pulvérisée par le contingent portugais de la Minusca.

Se confiant à l’Agence France-Presse (AFP), dimanche 20 décembre, le porte-parole des forces onusiennes en Centrafrique, Vladimir Monteiro, a rassuré que la situation était sous contrôle. Et que les rebelles avaient été boutés de plusieurs localités qu’ils avaient occupées quelques jours plus tôt.

Dans la journée du samedi, le régime du Président Centrafricain Faustin Archange Touadera a accusé l’ancien président François Bozizé, de préparer un coup d’Etat contre son pouvoir. Un accusation que le parti de Bozizé a démenti. En effet, les principaux groupes armés venaient d’annoncer leur fusion pour former la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Une coalition qui regroupe des milices de la Séléka et Antibalaka. Dans un communiqué rendu public, la CPC a appelé les autres membres à fraterniser avec les soldats des forces régulières qui veulent les rjoindre et aussi à respecter l’intégrité des populations civiles. Aussi, a-t-elle invité ses membres à laisser passer librement les véhicules des Nations unies et les convois humanitaires. C’est le lieu de rappeler que les mouvements rebelles contrôlent la majorité du territoire de la Centrafrique.

Au moment des affrontements à Bossembélé, le général Bozizé a fait une apprition en public à Bossangoa dans la sous-préfecture de l’Ouham.

Des membres des Faca, les forces armées centrafricaines (image d'archive). REUTERS/Luc Gnago

Des membres des Faca, les forces armées centrafricaines (image d’archive). REUTERS/Luc Gnago

La situation devient confuse en Centrafrique, alors que le premier tour des élections présidentielles et législatives est prévu pour le 27 décembre prochain. La coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), dont préside l’ex-président déchu François Bozizé a exigé le report des élections, jusqu’au rétablissement de la paix et la sécurité. Suivant cet appel, le Rassemblement pour la République (RPR) de Ferdinand Alexandre N’Guendet a demandé à tous ses candidats de suspendre leur participation à la campagne en cours.
Le chef de la Minusca, Mankeur Ndiaye a invité l’ancien président François Bozizé à lancer un appel au calme à ses partisans.

Pierre Constantin LA FAYETTE

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